Quand une répétition est-elle complète ?
Une personne descend bas en squat, une autre s’arrête à mi-chemin. La répétition la plus profonde est-elle toujours meilleure ? Cela dépend de l’exercice, de l’objectif et de la portion du mouvement incluse dans la répétition courte. « Complète » et « partielle » décrivent une amplitude ; ces mots ne suffisent pas à en déterminer l’intérêt.
L’amplitude désigne l’étendue du mouvement réalisé pendant un exercice. Une répétition partielle volontaire utilise une portion choisie de ce mouvement. C’est une autre décision que de vouloir faire une répétition complète, puis de la raccourcir progressivement parce que la série devient plus difficile.
Descendre plus bas a changé certains résultats
Dans une étude de 2019, 17 hommes ont pratiqué des squats complets ou des demi-squats deux fois par semaine pendant dix semaines. Le groupe des squats complets a davantage progressé au test de force maximale en squat complet et gagné plus de volume musculaire au niveau du grand fessier et des adducteurs. Le volume des extenseurs du genou a augmenté dans les deux groupes, tandis que celui du droit fémoral et des ischio-jambiers n’a pas changé significativement. [1]
Cela appuie un constat précis : l’amplitude travaillée peut influencer le résultat, et les muscles ne réagissent pas forcément tous de la même façon. L’étude ne définit pas une profondeur de squat idéale pour tout le monde. Ce petit essai ne permet pas non plus de savoir ce qui se passe avec chaque exercice au poids du corps.
Toutes les répétitions partielles ne se ressemblent pas
Une étude de 2025 a comparé des répétitions complètes à des répétitions partielles réalisées dans la portion où les muscles ciblés étaient davantage étirés. Vingt-cinq personnes expérimentées ont terminé huit semaines d’entraînement supervisé du haut du corps. Chaque personne entraînait un bras avec chaque méthode. Les gains d’épaisseur musculaire mesurée dans les bras et de force-endurance au tirage vertical étaient similaires. [2]
Ces répétitions partielles étaient choisies précisément : environ la moitié de l’amplitude complète de chaque personne, à partir de la position étirée. Les deux méthodes mettaient l’accent sur cette position. Le résultat ne signifie pas que l’on peut remplacer n’importe quel exercice par le petit mouvement qui permet d’accumuler plus de répétitions.
L’étude portait sur certains muscles du bras et un test de tirage vertical, pas sur tous les muscles ni tous les mouvements. Huit semaines et 25 participants laissent une incertitude sur les différences à long terme. Entraîner différemment les deux bras d’une même personne peut aussi influencer les résultats de force d’un bras à l’autre. Des données utiles, avec des limites. [2]
Choisissez une amplitude que vous pouvez décrire et répéter
Notre suggestion pratique : avant un exercice familier, décidez à quoi doit ressembler la répétition. Utilisez une amplitude que vous contrôlez sans forcer une position douloureuse. Si votre programme prévoit une amplitude précise et que vous ne pouvez plus la maintenir, faites une pause ou choisissez une variante plus facile adaptée, plutôt que de modifier la tâche sans le remarquer.
Si vous travaillez volontairement en répétitions partielles, nommez la portion : « moitié basse » en dit plus que « répétitions courtes ». Pour comparer vos séances, distinguez ces séries de celles réalisées à amplitude complète. C’est un conseil pour vos notes, pas une affirmation sur l’amplitude qui vous convient le mieux.
À votre prochaine séance, choisissez un exercice et observez si les points de départ et d’arrivée restent les mêmes. S’ils changent, notez comment. Vous saurez mieux ce que vous avez travaillé, sans faire de la répétition la plus profonde possible une compétition.