Finir une séance ne crée pas une liste de courses
Vous terminez une séance au poids du corps et vous vous demandez s’il faut un shake protéiné pour qu’elle ait servi à quelque chose. Non : c’est une façon de consommer des protéines, pas une dernière étape obligatoire. La question utile est de savoir si votre alimentation habituelle couvre vos besoins. Les recommandations des NIH indiquent que les sportifs peuvent les couvrir avec des aliments et recourir aux compléments si nécessaire. [1]
La distinction compte. « Il me faut quelque chose à emporter parce que je ne peux pas prendre un repas » et « Je dois le boire tout de suite, sinon ma séance est gâchée » sont deux raisons différentes d’acheter le même produit. Commencez par identifier la vôtre.
Les protéines sont un nutriment, pas un format
Œufs, produits laitiers, poisson, viande, haricots et fruits à coque apportent des protéines. Une poudre peut aider à combler un manque, mais en consommer ne prouve pas que ce manque existait. L’alimentation dans son ensemble compte aussi : une boisson protéinée ne remplace pas une alimentation équilibrée. [1]
Notre suggestion pratique : examinez une journée d’entraînement ordinaire avant d’ajouter un produit. Quels repas contiennent des protéines ? En sautez-vous régulièrement un à cause du travail ou des déplacements ? Cherchez-vous à résoudre une difficulté pour vous procurer à manger, ou réagissez-vous à la mention « après l’entraînement » sur l’étiquette ? Inutile de transformer chaque repas en tableau de calcul pour vous poser ces questions.
Et le moment de la prise ?
Dans un essai de dix semaines, 21 hommes entraînés ont terminé un programme en prenant le même complément contenant 25 grammes de protéines soit juste avant, soit juste après l’entraînement. Les chercheurs n’ont relevé aucune différence statistiquement significative entre les groupes concernant les changements de force ou de composition corporelle. [2]
L’étude était petite, avec de nombreux abandons : 59 hommes inscrits, 21 ayant terminé. Elle comparait deux moments de prise, pas un shake à un repas ou à l’absence de complément. Elle ne prouve ni que le moment ne compte jamais, ni ce qui se passe après une courte séance à domicile. Elle remet toutefois en question l’idée que seul un shake pris immédiatement après l’entraînement peut soutenir les progrès.
Les recommandations des NIH prévoient toujours de répartir les protéines dans la journée et d’en consommer aussi autour de l’exercice. [1] Ce n’est pas la même chose que de lancer un compte à rebours à la dernière répétition. L’étude ne justifie pas non plus de sauter un repas après un entraînement à jeun : le groupe qui prenait des protéines avant la séance venait d’en consommer.
Choisissez ce qui résout votre problème concret
Si vos repas couvrent déjà vos besoins, terminer une séance n’impose pas automatiquement d’ajouter un shake. Si un repas ou une collation adaptés sont difficiles à organiser, un shake peut être pratique. La commodité est un avantage tout à fait valable, sans avoir besoin d’y ajouter une promesse de muscles supplémentaires.
Avant d’en acheter, décidez quand vous l’utiliseriez et ce qu’il apporterait à votre alimentation actuelle. Si vous ne savez pas si vos apports sont suffisants, un diététicien peut vous aider à les évaluer en tenant compte de votre entraînement et de votre santé. Ce choix devrait répondre à un besoin réel, sans devenir une condition de plus à remplir pour considérer votre séance comme utile.